1995, 2000 et 2005…

6.03.2007

Schwartz est un bon souvenir de Montréal et à chaque fois que je retourne dans ma ville préférée je vais vite y faire un tour. Je suis français et faisais un tour en bus de la Nouvelle Angleterre, puis j’ai continué vers l’Ontario et le Québec. Ma première visite remonte donc en 1995, arrivé de Toronto en bus, j’étais allé à l’auberge de jeunesse au Centre (rue McKay) mais elle était complète. Heureusement à l’accueil on
m’a trouvé une place au Collège français sur le Plateau. Arrivé là, on m’a tout de suite dit de descendre le boulevard Saint Laurent pour sentir Montréal et son fameux flair.

Un atroupement se trouvait devant Schwartz, j’ai donc décidé de repasser quand la file serait moins longue… il y a toujours du monde alors je me suis résigné et mmm quel délice le SMOKED MEAT. 1995, 2000 et 2005… Une boite d’épices à steak et un mug se Schwartz occupe une grande place dans ma cuisine et mes souvenirs.

– Sylvain

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Story from Billy Smokedmeat

6.01.2007

Bonjour, mon nom est Billy Smokemeat et voici une petite Swchartz story pour toi.

Les souvenirs sont comme le vent sur les voiles de notre mémoire, ils sont furtifs, parfois ils soufflent pour nous inspirer transportant avec eux les bons moments du passé. Mais quel est donc le rapport avec le smokemeat ? Eh bien il s’agit de ma toute première visite chez Schwartz ! Étant assez jeune à l’époque, les souvenirs de ce lunch sont désormais remplis d’un quelque chose de nostalgique. Ce n’était pas ma Bar Mitza mais tout comme.

Il y a de cela 35 ans environ, je devais avoir 13 ou 14 ans, mon père avait un petit voilier, nous l’avions baptisé Don Quichotte. L’automne, nous devions le remisé pour l’hiver. Le souvenir que j’en ai est que nous sommes partis de notre quai au Lac des Deux-Montagnes pour voguer vers le Lac St-Louis, là ou se trouvait la marina pour l’entreposage. C’était en septembre, il faisait froid sur l’eau et un ami de mon père nous accompagnaient, je pense qu’il avait son propre voilier et que nous naviguions côte à côte.

Bref, après cette journée de voile bien remplis, l’ami de mon père suggéra que nous allions terminer tout ça chez Schwartz. Je n’avait aucune idée de ce dont il s’agissait mais le fait d’être là, avec eux, important comme un homme, était déjà beaucoup. Toujours est-il que nous nous sommes retrouvés, assis tous les trois, au centre de l’univers de la viande fumée hébraique. Imaginez, après une journée fait d’eau, d’espace, de lumière et de vent, je me retrouve tard le soir rue St-Laurent, dans la cohues des chaises de bois bruyantes d’un petit restaurant bondé de mangeurs hétéroclites et affamées.

Tout près de nous, un serveur arrive précipitament et ouvre un grand couvercle de métal pour laisser tomber une grosse pièce de viande congelé comme du roc. C’était un de ces fameux steak de foie, qui après avoir rebondie sur la grille brûlante laissa entendre un soupir de vapeurs comme lorsqu’on jette de l’eau sur le feu. Sans trop faire attention notre cuistot retourna les autres pièces de viande provoquant ainsi des flammes qui n’ont pas manqué de m’impressionné. Enfin, d’un geste brusque il referma le grand couvercle et disparu derrière les portes battantes de la cuisine. Un de ses collègues, tout aussi sympatique, arrive à notre table après sa course à obstacles et d’un air expéditif il attend la commande.

Et nous avons mangé. Je me souviens de ce premier smokemeat, je n’avais jamais vu un tel sandwich auparavant, avec les deux tranches de pains du dessus à la verticale tellement il y avait de la viande. Et de ce gigantesque pickle esseulé dans son assiette, face à face avec son destin, sans oublier les frites, le ketchup et le coke. Pendant le repas, on m’a expliqué pourquoi ce restaurant était si important. En fait, pour n’importe qui, je pense qu’il faut toujours quelques explications !.. Voilà l’essentiel de mes souvenirs de ma première visite chez Schwartz, le reste s’est essoufflé comme le vent sur les voiles de ma mémoire.

Billy Smokemeat